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Chapitre I . . Coup de . BN© Pro duction

Chapitre I . . Coup de ♥ . BN© Pro duction







Les questions sur l'hermaphrodisme
sont les bienvenues, j'ai fais assez
de recherches pour métriser le sujet.
Une exception sur ma fiction :
les organes génitaux de Bill
auront une croissance normale,
contrairement aux hermaphrodismes.
Je triche, mais je n'ai pas l'choix.
Bonne lecture. La Bise.












Chapitre I
















Des jours, le vent semble plus violent, tranchant et transperçant,
la pluie s'abattre sur nous telle une tempête massacrante,
terriblement glissante et glaciale,
et l'orage grognant tellement fort, terrifiant, effrayant.
Des jours, le temps nous semble devenir une réelle catastrophe naturelle.








Il divaguait, ses pensées n'avaient aucun sens d'un quelconque réalisme, son esprit ne répondait plus à ses majeurs devoirs, trop embrouillé, trop choqué, son cerveau n'était pas dans un état bien meilleur. Il était complètement à l'ouest, il ne savait plus où il habitait, pourquoi était-il là, comment il s'appelait, en bref, qui était-il et c'était bien le cas de le dire.

Etait-il ce chanteur au look androgyne, provocateur et grande gueule ? Leader et parolier du célèbre et grand phénomène du moment Tokio Hotel, d'origine allemand aux sonorités pop et rock, était-il réellement le jeune homme prétentieux, goinfreur, vantard et par dessus tout, égoïste ? Etait-il celui qu'il avait toujours cru être ? Ou alors était-ce une image ? La célébrité compliquait beaucoup de chose dans l'évènement qui vint bouleverser sa vie actuelle. Les mensonges racontés aux journaux people, avides de potins sur les célébrités masquaient déjà beaucoup la réelle vie, la réelle personnalité de ces célèbres personnes. Le monde de la musique était dangereux, cruel et délicieusement mortel. Peu de personnes en sortaient indemnes, c'était un fait. Alors tous ces mensonges racontés lors de ces interviews ennuyant à mourir, tous ces secrets que l'on devait garder n'arrangeaient pas la situation présente du jeune chanteur.

Il avait depuis quelques temps déjà la vague sensation de ne plus se connaître, de ne plus se trouver, se souvenir de lui-même, il avait la désagréable sensation de ne plus savoir qui il était réellement et sa l'agaçait au plus haut point. C'était comme si on lui avait ôté toute identité, toute dignité qu'un humain puisse avoir, tout culte de la personne, toute personnalité. Il ne savait plus qui était-il, il ne savait plus ses réels goûts -autant sur le point de vue artistique que sur le point de vue des parfums de bonbon, de glace, de savon et bien d'autres choses aussi futiles et stupides que celles-ci encore-, il lui arrivait même parfois d'oublier ses rêves... C'était la seule chose qui l'avait considérablement choqué. Son rêve c'était la scène, c'était de vivre de leur musique, c'était de vivre avec son groupe. C'était bien ça, non ? Il ne savait pas, il ne savait plus.

Toutes ces rumeurs, toutes ces cachotteries l'avaient terriblement dégoûtées du monde dans lequel il croyait être pleinement heureux. Il y avait cru, il y avait tellement cru. Mais plus leur avancée montait vers les plus grands, plus leur personnage se perdait, s'oubliait, s'effaçait.

Il le savait, bien sûr qu'il le savait, la célébrité les avait bouffés, littéralement assassinés. C'était inévitable. Il le savait comme les autres le savaient mais il ne disait rien tout comme eux. C'était comme un sujet tabou chez eux. Il avait comme honte d'envisager de les quitter. Il ne pouvait pas et dans tous les cas, il n'y arriverait pas. Il n'avait pas le droit, ils n'avaient plus le droit d'abandonner. Toutes ces fans, toute cette folie, cette adrénaline, toute cette hystérie, tout ce luxe, tout ce déferlement de bonheur lors des concerts, ils ne pouvaient s'arrêter maintenant. Il était bel et bien trop tard. Et même si il mettait en jeu sa santé, son moral, sa personne, il continuerait jusqu'à que la musique le tue. Jusqu'à qu'il soit tellement épuisé qu'il s'écroulerait à terre après un énorme concert auprès de celles qui l'ont portés jusqu'ici.


"Monsieur ? Monsieur Kaulitz ? Vous allez bien ?", questionna une voix loitaine à ses esprit.


Cette question le ramena à la réalité d'une brutalité soudaine, il en sursauta de ce fait. Il dévisagea le médecin méchamment, il aurait voulu le tuer à cette seconde. Comment pouvait-il se sentir après cette révélation désastreuse qui mit un énorme doute sur sa personne, sur son corps, sur lui-même ? Comment devait-il se sentir après cette révélation des plus rares, des plus catastrophiques, et même, pour lui, des plus monstrueuses ? Comment devait-il se sentir ? Humain ? Mais l'était-il vraiment après cette déclaration ? Il ne savait pas, il ne savait plus. Pourtant... pourtant il avait toujours su qu'il était à part, hors du commun, mais à chacune de ces suppositions, des faits de sa vie venaient donner une raison qui le mettait donc, à part des autres jeunes hommes de son âge. En outre, celui d'avoir un frère jumeau, celle d'être une star bientôt mondiale et bien encore.

Comment était-il passé à côté ? De cette chose si énorme, non physiquement, mais psychologiquement. Comment avait-il pu ne pas s'en rendre compte plus tôt ? Bien sûr qu'il doutait quelques fois, surtout que sa situation actuelle n'était pas des plus meilleures. Autant du point de vue intime que public. Bien sûr qu'il réfléchissait si était-il vraiment normal (c'était pourtant le seul à se poser ce genre de questions), mais ses songeries étaient centralement basées sur sa relation amoureuse cachée avec son frère était pour le moins compliquée, dure à gérer et à supporter. La garder dans le secret, dans le silence le plus total, à l'abris des regards, des critiques et surtout d'une punition sévère au yeux de la loi allemande était pour lui lourd, trop lourd. Il en venait à penser que leur relation était impuissante, sale et surtout et bien malgré lui, honteuse pour son frère. Il se détestait de penser ça, bien sûr que non et en aucun cas son frère aurait honte de leur relation, il savait pertinemment que son jumeau tenait tant à garder leur relation amoureuse secrète tout simplement pour le protéger. Tom savait que Bill n'aurait pas tenu le coup, il n'aurait pas été capable de tenir bon, le choc aurait été beaucoup plus brutale et surtout douloureux autant pour Bill, qu'autant pour leur relation. Tom savait que Bill était du genre à crier sur tous les toits son amour, à le dévoiler en hurlant lors d'un interview, il savait que Bill était prêt à assumer son amour au grand publique, le dire à ses amis, sa famille, son beau père, sa mère, mais l'assumer face aux regards, aux critiques et aux peines accablantes, non, ça il n'en était bien sûr pas capable. Il était peut être trop pacifiste. Il rêvait trop d'un monde bien meilleur que l'actuel, il croyait sans doute trop à un monde beaucoup plus compréhensif que celui d'aujourd'hui. C'était une chose que son frère lui reprochait quelques fois, à force d'idéaliser, il finirait par tomber de haut en apercevant la réelle réalité.
Quoi qu'il en soit, il valait mieux pour eux qu'ils se cachent, pour le moment encore.
L'androgyne se sentit soulagé quelques secondes mais aussitôt, sa conscience revint à la charge, cette fois-ci, sur un tout autre sujet...


"-Monsieur..., appela une nouvelle fois le docteur, tapotant l'épaule du jeune homme afin de le sortir de ses pensées, à ce moment là, l'homme âgé était le sauveur de Bill, sa conscience ne lui aurait laissé aucun répit sinon, monsieur suivez-moi", dit-il, son visage se baignait alors dans une pitié qui horripila aussitôt Bill.


IIl le suivit dans son bureau, simple et spacieux, le médecin l'invita alors à s'asseoir. La pièce était grande, plus loin, dans un recoin caché par un grand rideau était sûrement disposé tout le matériel nécessaire pour le travail du médecin. Son bureau lui était comme bien nombres d'autres en ordre. Pour Tom, ça en deviendrait effrayant, bordélique comme il était, l'absence de désordre, de poussière le mettait hors de lui, il ne concevait pas qu'un être humain puisse être autant maniaque. C'était le monde à l'envers.


" -Alors... Bill, Bill Kaulitz..., marmonna l'homme, les lunettes posées soigneusement sur son nez en clochette, les yeux crispés sur son écran d'ordinateur, cherchant le dossier de son nouveau patient pour le moins...rare.
-Quels sont les formulaires que je dois remplir ?, demanda Bill, la voix chancelante.
-Ah voilà !, se réjouit tout seul le médecin, semblant avoir oublié complètement la question du jeune brun, alors, je suis monsieur Louis, mais nous allons se voir plus de huit fois au cours de votre grossesse, alors appelez-moi Vivian, lui dit-il en souriant.
-Bill.
-Bien. Votre médecin généraliste est un très bon ami à moi tu sais !
-Oui, c'est lui-même qui m'a conseillé de venir vous voir.

-Et je l'en remercie, répondit-il, bien, nous avons beaucoup de choses à faire. Ton médecin généraliste m'a donné tout ton dossier, je l'ai étudié. Allons faire votre première consultation ", déclara-t-il en se levant.


Il se dirigea vers le recoin et ouvrit d'un grand geste sec le rideau, d'une brutalité agile, la tringle menaçait de tomber à tout moment. Il invita le brun à venir alors. Il le suivit. Mais où allait-il se trouver encore ? Dans quels problèmes s'était-il mis une fois de plus ? Il se sentait peu rassuré. Il s'assit sur le lit, une mine inquiète habitait son visage rayonnant autrefois, ses yeux balayaient la salle et s'attardaient sur chaque instrument médical.
Mais dans quoi s'était-il entraîné encore une fois ? Il sentait déjà son esprit s'embrouiller, il devenait fou, c'était ça. Que venait-il faire dans un secteur de cet hôpital d'ordinaire réservé aux femmes enceintes ? Etait-il une femme lui aussi ? Pourtant non, non bien sûr que non ! Où allait-il pêcher ses idées ?! Pourtant c'était positif...positif !


La peur au ventre, les mains moites, ses longs doigts tremblants sous l'anxiété qui lui avait tordue l'estomac à ce moment-là, qui lui embrouiller l'esprit. Il avait tenu une boîte en carton tout droit sortit d'une pharmacie d'un quartier peu fréquenté. Valait mieux prendre ses précautions et être prudent, avait pensé Bill, avec le peu de bonnes idées qui lui était restées : son esprit avait été bien trop endommagé par des doutes et des questions sans réponses pour qu'il y eut le peu d'idées stables et cohérentes en ce moment.
Il avait jeté un coup d'½il vers la porte, l'avait-il bien fermée déjà ? Ridicule, était-il. Pitoyablement ridicule de se poser cette question, il était venu la fermer à double tour quelques minutes avant.
Il avait alors reprit son attention sur l'objet du tournant de son destin.
Il inspira profondément, mon dieu qu'il s'était trouvé honteux, profondément, honteusement nul et stupide en ce moment. Pourquoi stresser sur une chose aussi nulle ? Il avait été presque sûr qu'il n'avait aucun mal à stresser comme ça, presque.
Il avait fermé les yeux en relevant la tête en arrière, qu'allait-il faire si...non, ne valait mieux ne pas y penser, sinon il se voyait déjà en train de jeter la boîte encore scellée à la poubelle sans ménagement et courir vers son frère en souriant, faisant comme jamais rien ne c'était passé.
Il avait par la suite regardé le plafond des secondes, comme si ce dernier allait lui donner la force, le courage qu'il faut. Il avait pensé alors... Et puis, il n'avait rien à perdre, non ?
Non, croyait-il.
Il avait ouvert précipitamment, vite, avant que l'envie ne parte, avant que le courage se laisse noyer par la peur, se laisse ronger, bouffer par l'angoisse, avant qu'il ne se laisse submerger, étouffer par l'inquiétude. Il s'était alors levé, ses jambes manquèrent de tomber sous l'anxiété.
Du courage, il lui fallait du courage.





[...]





LLes sanglots s'étaient entendus hors de la pièce plongée dans le noir total depuis un moment. Etouffés par les draps blancs, portant encore l'odeur douce, chaude et brûlante de son amant, ses larmes avaient dégringolées sur ses joues sans qu'il n'y puisse faire quelque chose, sans qu'il ne puisse les en empêcher. Sa gorge nouée et avait refusé de laisser passer ses cris de douleur, de détresse, il avait eu horriblement mal, autant physiquement que psychologiquement. Il avait voulu crier, hurler mais sa gorge douloureuse le lui avait interdit égoïstement, il crispait ses yeux dans une grimace de mal être, d'une horrible douleur. Ses lèvres parfaitement dessinées tremblaient et il les pinçait entre elles pour les faire stopper. Et cette odeur qui émanait de ses draps, cet odorat corporel de son Tom mêlé à celle de son parfum masculin, brûlant et intimidant. Il en avait pleuré de plus belle. C'était foutu, c'était finit, pensait-il sans cesse, foutu, foutu...




"-Alors... Voulez-vous le garder ?"
Deux semaines avait-il dit, il avait deux semaines encore...







Des jours, le vent semble plus violent, tranchant et transperçant,
la pluie s'abattre sur nous telle une tempête massacrante,
terriblement glissante et glaciale,
et l'orage grognant tellement fort, terrifiant, effrayant.
Des jours, le temps nous semble devenir une réelle catastrophe naturelle,
Comme son c½ur, son esprit en désordre, tel un typhon.















Fin Du Chapitre I





Pix : By Cats





*Je vous vois d'ici :
« Tout ce temps pour ça ?! »
Excusez-moi.



EDIT :
Une chose est sûre,
vous attendrez nettement moins
pour le deuxième chapitre.
J'ai eu une poussée d'inspiration.
Hallucinant.
DesBisouus.


EDIT² :
1oo commentaires pour la suite.
EDIT DE L'EDIT² =D : C'est bon. J'ai écrit la suite, j'pensais que
j'allais mettre cent ans, mais non (:
A tout d'suite.


BN©
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 10:03
Modifié le dimanche 13 avril 2008 05:21

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