PROLOGUE . . Coup de . BN© Pro duction

PROLOGUE . . Coup de ♥ . BN© Pro duction

Mise au point :_________*
Il s'agit d'une fiction yaoi,
M-Preg & twincest
entre les jumeaux Kaulitz.
Pour toutes autres précisions,
voir le résumé du blog.
J'espère que sa vous
plaira. Bonne lecture.
La Bise.













Prologue




Il avait toujours senti qu'il n'était comme les autres, cette sensation
bizzare et étrange. Il l'a sentait en lui, au plus profond de son âme
mais surtout de son corps. Celle d'être différent, d'être à part par
rapport aux autres. Mais aussi celle d'être hors du commun,
d'avoir un sixième sens que peu d'autres ont. Que très peu d'autres
ont. Ce n'est ni un privilège ni une chance mais pour certains
ce n'est ni aussi un fardeau ou bien encore un gros problème qui engen-
drera d'autres problèmes. Cela dépend des différents points
de vue. Bill fait partit de ces gens-là, ils snt à peine cinq cent
en Allemagne. Il ne le sait pas, ni personne d'autre d'ailleurs.
Cette maladie aurait sans doute être dû détectée dès sa nai-
ssance, mais comme le dit Diderot, le destin est écrit là-haut.





Cette maladie est l'Hermaphrodisme.
Bill est Hermaphrodite.







EDIT : J'aurai dû m'en douter
que personne ne lise les descriptions.
Tant pis pour moi.
Je le répète, et à votre tour,
tant pis pour vous : je ne préviens pas des suites.

EDIT² : Suite cette semaine,
soyez à vos gardes ;)


BN©
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 09:11
Modifié le dimanche 13 avril 2008 05:13

Chapitre I . . Coup de . BN© Pro duction

Chapitre I . . Coup de ♥ . BN© Pro duction







Les questions sur l'hermaphrodisme
sont les bienvenues, j'ai fais assez
de recherches pour métriser le sujet.
Une exception sur ma fiction :
les organes génitaux de Bill
auront une croissance normale,
contrairement aux hermaphrodismes.
Je triche, mais je n'ai pas l'choix.
Bonne lecture. La Bise.












Chapitre I
















Des jours, le vent semble plus violent, tranchant et transperçant,
la pluie s'abattre sur nous telle une tempête massacrante,
terriblement glissante et glaciale,
et l'orage grognant tellement fort, terrifiant, effrayant.
Des jours, le temps nous semble devenir une réelle catastrophe naturelle.








Il divaguait, ses pensées n'avaient aucun sens d'un quelconque réalisme, son esprit ne répondait plus à ses majeurs devoirs, trop embrouillé, trop choqué, son cerveau n'était pas dans un état bien meilleur. Il était complètement à l'ouest, il ne savait plus où il habitait, pourquoi était-il là, comment il s'appelait, en bref, qui était-il et c'était bien le cas de le dire.

Etait-il ce chanteur au look androgyne, provocateur et grande gueule ? Leader et parolier du célèbre et grand phénomène du moment Tokio Hotel, d'origine allemand aux sonorités pop et rock, était-il réellement le jeune homme prétentieux, goinfreur, vantard et par dessus tout, égoïste ? Etait-il celui qu'il avait toujours cru être ? Ou alors était-ce une image ? La célébrité compliquait beaucoup de chose dans l'évènement qui vint bouleverser sa vie actuelle. Les mensonges racontés aux journaux people, avides de potins sur les célébrités masquaient déjà beaucoup la réelle vie, la réelle personnalité de ces célèbres personnes. Le monde de la musique était dangereux, cruel et délicieusement mortel. Peu de personnes en sortaient indemnes, c'était un fait. Alors tous ces mensonges racontés lors de ces interviews ennuyant à mourir, tous ces secrets que l'on devait garder n'arrangeaient pas la situation présente du jeune chanteur.

Il avait depuis quelques temps déjà la vague sensation de ne plus se connaître, de ne plus se trouver, se souvenir de lui-même, il avait la désagréable sensation de ne plus savoir qui il était réellement et sa l'agaçait au plus haut point. C'était comme si on lui avait ôté toute identité, toute dignité qu'un humain puisse avoir, tout culte de la personne, toute personnalité. Il ne savait plus qui était-il, il ne savait plus ses réels goûts -autant sur le point de vue artistique que sur le point de vue des parfums de bonbon, de glace, de savon et bien d'autres choses aussi futiles et stupides que celles-ci encore-, il lui arrivait même parfois d'oublier ses rêves... C'était la seule chose qui l'avait considérablement choqué. Son rêve c'était la scène, c'était de vivre de leur musique, c'était de vivre avec son groupe. C'était bien ça, non ? Il ne savait pas, il ne savait plus.

Toutes ces rumeurs, toutes ces cachotteries l'avaient terriblement dégoûtées du monde dans lequel il croyait être pleinement heureux. Il y avait cru, il y avait tellement cru. Mais plus leur avancée montait vers les plus grands, plus leur personnage se perdait, s'oubliait, s'effaçait.

Il le savait, bien sûr qu'il le savait, la célébrité les avait bouffés, littéralement assassinés. C'était inévitable. Il le savait comme les autres le savaient mais il ne disait rien tout comme eux. C'était comme un sujet tabou chez eux. Il avait comme honte d'envisager de les quitter. Il ne pouvait pas et dans tous les cas, il n'y arriverait pas. Il n'avait pas le droit, ils n'avaient plus le droit d'abandonner. Toutes ces fans, toute cette folie, cette adrénaline, toute cette hystérie, tout ce luxe, tout ce déferlement de bonheur lors des concerts, ils ne pouvaient s'arrêter maintenant. Il était bel et bien trop tard. Et même si il mettait en jeu sa santé, son moral, sa personne, il continuerait jusqu'à que la musique le tue. Jusqu'à qu'il soit tellement épuisé qu'il s'écroulerait à terre après un énorme concert auprès de celles qui l'ont portés jusqu'ici.


"Monsieur ? Monsieur Kaulitz ? Vous allez bien ?", questionna une voix loitaine à ses esprit.


Cette question le ramena à la réalité d'une brutalité soudaine, il en sursauta de ce fait. Il dévisagea le médecin méchamment, il aurait voulu le tuer à cette seconde. Comment pouvait-il se sentir après cette révélation désastreuse qui mit un énorme doute sur sa personne, sur son corps, sur lui-même ? Comment devait-il se sentir après cette révélation des plus rares, des plus catastrophiques, et même, pour lui, des plus monstrueuses ? Comment devait-il se sentir ? Humain ? Mais l'était-il vraiment après cette déclaration ? Il ne savait pas, il ne savait plus. Pourtant... pourtant il avait toujours su qu'il était à part, hors du commun, mais à chacune de ces suppositions, des faits de sa vie venaient donner une raison qui le mettait donc, à part des autres jeunes hommes de son âge. En outre, celui d'avoir un frère jumeau, celle d'être une star bientôt mondiale et bien encore.

Comment était-il passé à côté ? De cette chose si énorme, non physiquement, mais psychologiquement. Comment avait-il pu ne pas s'en rendre compte plus tôt ? Bien sûr qu'il doutait quelques fois, surtout que sa situation actuelle n'était pas des plus meilleures. Autant du point de vue intime que public. Bien sûr qu'il réfléchissait si était-il vraiment normal (c'était pourtant le seul à se poser ce genre de questions), mais ses songeries étaient centralement basées sur sa relation amoureuse cachée avec son frère était pour le moins compliquée, dure à gérer et à supporter. La garder dans le secret, dans le silence le plus total, à l'abris des regards, des critiques et surtout d'une punition sévère au yeux de la loi allemande était pour lui lourd, trop lourd. Il en venait à penser que leur relation était impuissante, sale et surtout et bien malgré lui, honteuse pour son frère. Il se détestait de penser ça, bien sûr que non et en aucun cas son frère aurait honte de leur relation, il savait pertinemment que son jumeau tenait tant à garder leur relation amoureuse secrète tout simplement pour le protéger. Tom savait que Bill n'aurait pas tenu le coup, il n'aurait pas été capable de tenir bon, le choc aurait été beaucoup plus brutale et surtout douloureux autant pour Bill, qu'autant pour leur relation. Tom savait que Bill était du genre à crier sur tous les toits son amour, à le dévoiler en hurlant lors d'un interview, il savait que Bill était prêt à assumer son amour au grand publique, le dire à ses amis, sa famille, son beau père, sa mère, mais l'assumer face aux regards, aux critiques et aux peines accablantes, non, ça il n'en était bien sûr pas capable. Il était peut être trop pacifiste. Il rêvait trop d'un monde bien meilleur que l'actuel, il croyait sans doute trop à un monde beaucoup plus compréhensif que celui d'aujourd'hui. C'était une chose que son frère lui reprochait quelques fois, à force d'idéaliser, il finirait par tomber de haut en apercevant la réelle réalité.
Quoi qu'il en soit, il valait mieux pour eux qu'ils se cachent, pour le moment encore.
L'androgyne se sentit soulagé quelques secondes mais aussitôt, sa conscience revint à la charge, cette fois-ci, sur un tout autre sujet...


"-Monsieur..., appela une nouvelle fois le docteur, tapotant l'épaule du jeune homme afin de le sortir de ses pensées, à ce moment là, l'homme âgé était le sauveur de Bill, sa conscience ne lui aurait laissé aucun répit sinon, monsieur suivez-moi", dit-il, son visage se baignait alors dans une pitié qui horripila aussitôt Bill.


IIl le suivit dans son bureau, simple et spacieux, le médecin l'invita alors à s'asseoir. La pièce était grande, plus loin, dans un recoin caché par un grand rideau était sûrement disposé tout le matériel nécessaire pour le travail du médecin. Son bureau lui était comme bien nombres d'autres en ordre. Pour Tom, ça en deviendrait effrayant, bordélique comme il était, l'absence de désordre, de poussière le mettait hors de lui, il ne concevait pas qu'un être humain puisse être autant maniaque. C'était le monde à l'envers.


" -Alors... Bill, Bill Kaulitz..., marmonna l'homme, les lunettes posées soigneusement sur son nez en clochette, les yeux crispés sur son écran d'ordinateur, cherchant le dossier de son nouveau patient pour le moins...rare.
-Quels sont les formulaires que je dois remplir ?, demanda Bill, la voix chancelante.
-Ah voilà !, se réjouit tout seul le médecin, semblant avoir oublié complètement la question du jeune brun, alors, je suis monsieur Louis, mais nous allons se voir plus de huit fois au cours de votre grossesse, alors appelez-moi Vivian, lui dit-il en souriant.
-Bill.
-Bien. Votre médecin généraliste est un très bon ami à moi tu sais !
-Oui, c'est lui-même qui m'a conseillé de venir vous voir.

-Et je l'en remercie, répondit-il, bien, nous avons beaucoup de choses à faire. Ton médecin généraliste m'a donné tout ton dossier, je l'ai étudié. Allons faire votre première consultation ", déclara-t-il en se levant.


Il se dirigea vers le recoin et ouvrit d'un grand geste sec le rideau, d'une brutalité agile, la tringle menaçait de tomber à tout moment. Il invita le brun à venir alors. Il le suivit. Mais où allait-il se trouver encore ? Dans quels problèmes s'était-il mis une fois de plus ? Il se sentait peu rassuré. Il s'assit sur le lit, une mine inquiète habitait son visage rayonnant autrefois, ses yeux balayaient la salle et s'attardaient sur chaque instrument médical.
Mais dans quoi s'était-il entraîné encore une fois ? Il sentait déjà son esprit s'embrouiller, il devenait fou, c'était ça. Que venait-il faire dans un secteur de cet hôpital d'ordinaire réservé aux femmes enceintes ? Etait-il une femme lui aussi ? Pourtant non, non bien sûr que non ! Où allait-il pêcher ses idées ?! Pourtant c'était positif...positif !


La peur au ventre, les mains moites, ses longs doigts tremblants sous l'anxiété qui lui avait tordue l'estomac à ce moment-là, qui lui embrouiller l'esprit. Il avait tenu une boîte en carton tout droit sortit d'une pharmacie d'un quartier peu fréquenté. Valait mieux prendre ses précautions et être prudent, avait pensé Bill, avec le peu de bonnes idées qui lui était restées : son esprit avait été bien trop endommagé par des doutes et des questions sans réponses pour qu'il y eut le peu d'idées stables et cohérentes en ce moment.
Il avait jeté un coup d'½il vers la porte, l'avait-il bien fermée déjà ? Ridicule, était-il. Pitoyablement ridicule de se poser cette question, il était venu la fermer à double tour quelques minutes avant.
Il avait alors reprit son attention sur l'objet du tournant de son destin.
Il inspira profondément, mon dieu qu'il s'était trouvé honteux, profondément, honteusement nul et stupide en ce moment. Pourquoi stresser sur une chose aussi nulle ? Il avait été presque sûr qu'il n'avait aucun mal à stresser comme ça, presque.
Il avait fermé les yeux en relevant la tête en arrière, qu'allait-il faire si...non, ne valait mieux ne pas y penser, sinon il se voyait déjà en train de jeter la boîte encore scellée à la poubelle sans ménagement et courir vers son frère en souriant, faisant comme jamais rien ne c'était passé.
Il avait par la suite regardé le plafond des secondes, comme si ce dernier allait lui donner la force, le courage qu'il faut. Il avait pensé alors... Et puis, il n'avait rien à perdre, non ?
Non, croyait-il.
Il avait ouvert précipitamment, vite, avant que l'envie ne parte, avant que le courage se laisse noyer par la peur, se laisse ronger, bouffer par l'angoisse, avant qu'il ne se laisse submerger, étouffer par l'inquiétude. Il s'était alors levé, ses jambes manquèrent de tomber sous l'anxiété.
Du courage, il lui fallait du courage.





[...]





LLes sanglots s'étaient entendus hors de la pièce plongée dans le noir total depuis un moment. Etouffés par les draps blancs, portant encore l'odeur douce, chaude et brûlante de son amant, ses larmes avaient dégringolées sur ses joues sans qu'il n'y puisse faire quelque chose, sans qu'il ne puisse les en empêcher. Sa gorge nouée et avait refusé de laisser passer ses cris de douleur, de détresse, il avait eu horriblement mal, autant physiquement que psychologiquement. Il avait voulu crier, hurler mais sa gorge douloureuse le lui avait interdit égoïstement, il crispait ses yeux dans une grimace de mal être, d'une horrible douleur. Ses lèvres parfaitement dessinées tremblaient et il les pinçait entre elles pour les faire stopper. Et cette odeur qui émanait de ses draps, cet odorat corporel de son Tom mêlé à celle de son parfum masculin, brûlant et intimidant. Il en avait pleuré de plus belle. C'était foutu, c'était finit, pensait-il sans cesse, foutu, foutu...




"-Alors... Voulez-vous le garder ?"
Deux semaines avait-il dit, il avait deux semaines encore...







Des jours, le vent semble plus violent, tranchant et transperçant,
la pluie s'abattre sur nous telle une tempête massacrante,
terriblement glissante et glaciale,
et l'orage grognant tellement fort, terrifiant, effrayant.
Des jours, le temps nous semble devenir une réelle catastrophe naturelle,
Comme son c½ur, son esprit en désordre, tel un typhon.















Fin Du Chapitre I





Pix : By Cats





*Je vous vois d'ici :
« Tout ce temps pour ça ?! »
Excusez-moi.



EDIT :
Une chose est sûre,
vous attendrez nettement moins
pour le deuxième chapitre.
J'ai eu une poussée d'inspiration.
Hallucinant.
DesBisouus.


EDIT² :
1oo commentaires pour la suite.
EDIT DE L'EDIT² =D : C'est bon. J'ai écrit la suite, j'pensais que
j'allais mettre cent ans, mais non (:
A tout d'suite.


BN©
# Posté le dimanche 27 janvier 2008 10:03
Modifié le dimanche 13 avril 2008 05:21

Chapitre II . . Coup de . BN© Pro duction

Chapitre II . . Coup de ♥  . BN© Pro duction





Rien de bien spécial dans
ce chapitre. Mis à part le
passage où Bill se fait mal
volontairement.
Des questions ?
Bonne lecture.
LaBISE.












Chapitre II













Il croyait que tout allait se terminer. Douce et fausse illusion. Délicieuse pensée baignait d'innocence impossible. Le tourbillon dans lequel il pensait s'échapper, s'enfouir ne faisait qu'en fait commencer. Et son beau, grand, unique monde mais aussi hypocrite, méchant et cruel s'écroulait autour de lui aussi facilement et rapidement qu'un château de cartes brisé par un souffle, aussi fin, doux et délicat qu'une plume. La différence ici était juste qu'il allait demeurer, sombrer dans le néant, dans l'obscurité terrifiante de ses pensées sombres par une parole et non pas par un souffle.

Il se sentait étouffé, étranglé par tout son esprit. Les questions défilaient dans sa tête à une vitesse incroyable, effrayante à vous en coupe le souffle de stupeur, de terreur. Elles se fracassaient entre elles, se battaient et s'entrechoquaient pour enfin se taper. Toutes sans réponses, toutes sans solutions bien sûr -pour l'instant du moins-, c'était presque évident, c'était comme une fatalité et de ce fait, cela en devenait inquiétant. Et pourtant, des réponses et des solutions, il devra en trouver, et ce, vite, très vite. Entre les interviews ennuyeux et étouffants, les invitations sur les plateaux télé répétitifs, identiques les uns aux autres, aux photos superficielles, véritables masque de leur vie chargée et aux play-back dépouillés, pillés, volés de toutes émotions, de tous éclats de couleur, de vie il arrivera à la fin de ses deux semaines sans même avoir ne serait-ce eu le temps de réfléchir au problème, au gros problème. Il pourrait en parler à des gens mais son cas était bien trop énorme et dur à gérer pour le faire partager avec quelqu'un d'autre. Pour une fois que son égoïsme ne pointait pas le bout de son nez chez ce jeune homme.

Alors il était resté là, assis sur la pointe des fesses sur la chaise en plastique, son corps efflanqué resté droit, parfaitement aligné contre le dossier de la chaise rigide. Il semblait être à ailleurs, dans une autre dimension, un autre endroit, ni dans son pays, ni dans un autre lieu d'une race humaine, en fait, il n'était plus sur Terre. Et les questions se bousculaient sans cesse, elles défilaient en vitesse maximum, il en eu le tournis un instant. Il avait plaqué sa main sur sa bouche, prêt à vomir la grande quantité des petits plats exquis, posés sur les grands buffets de l'immense restaurant, luxueux et coûteux de leur hôtel du moment qu'il avait gourmandement mangé le matin même en compagnie de son frère. Son autre main s'était accroché à l'accoudoir, crispée, ses ongles vernis s'enfonçaient presque dans le P.V.C. Son visage horrifié, monsieur Louis avait alors compris, il avait pointait son index tout en regardant son patient inquiet vers son espace de travail, une porte aussi blanche que sa vieille blouse était situé dans un coin d'où si on s'approchait, l'on pouvait voir la plaque en fer gravée aux écriteaux : "W.C". Il n'en avait pas fallut plus pour le jeune homme qui s'était alors levé d'un bond de sa chaise et les jambes à son cou, s'était précipité dans une course follement maladroite vers la porte peu de temps après ouverte brutalement dans un bruit discret malgré la violence avec laquelle elle avait été ouverte.




De loin, on entendait ses vomissements, ses épaules osseuses étaient parcourues de spasmes et son visage était en avant vers la cuvette des toilettes et à genoux sur le sol carrelé froid, il tendait sa main sans même regarder ce qu'il faisait vers la chasse d'eau. Ce qu'il détestait ça, de vomir. Il se leva en s'appuyant sur le toilettes et s'avança vers le lavabo, ses pas hésitants, maladroits semblaient se briser sous on poids pourtant léger. Il pose ses mains sur le rebord du lavabo où les produits de soins étaient parfaitement alignés, disposés dans un ordre précis. Il n'avait toujours pas relevé son regard ni même son visage sur le grand miroir plaqué sur le mur et ses bras soutenaient à présent tout son corps, s'appuyant toujours sur le lavabo. Il respirait toujours fortement et sa respiration saccadée , irrégulières lui soulevait le thorax brutalement, par accoups.

Qu'allait-il devenir ? Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il dire, où comment et surtout à qui ? Qui était-il devenu en l'espace d'une journée ? Le dire, le confier ? Le révéler à qui ? Ses amis ? Il n'en a plus, ou peu, Gustav et Georg sont sans nul doute dans le même état que lui, eux aussi commencent à se perdre, ils n'ont sûrement pas besoin d'un soucis en plus. Andréas lui aussi est trop occupé, il a sa vie, et puis sa fait déjà quelques mois qu'ils ne se voient plus. Son père est bien trop renfermé sur les morales, les bonnes vieilles habitudes qu'on devrait garder encore à nos jours. Il est bien trop homophobes pour accepter son fils et c'était d'ailleurs ce qu'il refusait de faire depuis la déclaration de Bill il y a quelque années, le jour de ses quinze ans à Tom et lui. Son caractère froid, hautain et méprisable et son ton moqueur lorsqu'il voyait Bill chez lui ou bien à la télévision était horripilant et son esprit hitlérien énervé son fils ainé. Son père était de loin la mauvaise personne à qui se confier, surtout quand il s'agissait de Bill. Et pourtant, il en rêvait, il espérait tellement, souhaitait tellement qu'un jour, son père l'accepte, qu'ils partagent des moments agréables, qu'ils puissent se voir plus souvent, non pas qu'une fois par an, souvent à Noël ou le jour de l'anniversaire de son frère et lui. Qu'il en rêvait, secrètement la nuit, quand Tom prenait sa douche. Il se faisait des films comme le font ses fans sur lui, il rêvait que son père l'accepte, lui, son fils, Bill.
Mais au fond, qui était-il, lui, ce fils renié, rejeté, mal traité, mal aimé, ce jeune homme, ce Bill.

Il releva alors doucement, prudemment son regard vers le reflet frêle qui lui faisait faiblement, lâchement face. Qui étais-tu, toi ? Hein ? Ses yeux noisettes humides, encore noyé par les larmes qui menaçaient de dégringoler se perdaient sur son apparence inconnue à lui-même et joignant le visuel au geste, il plaça ses mains tremblantes sur son front perlé de sueur, ses trainées noir de liner se dégradaient sur ses joues rondes, rouges, en feu mais pourtant mouillées par ses pleures, son nez un peu pointu, droit, parfaitement dessiné, sa bouche pulpeuse, rouge carmin, tremblotante, il la caressa. Elle était douce, presque autant qu'une plume de colombe aussi pur que son amour pour son Tom. Ses lèvres tremblèrent violemment sous le touché de sa fine main manucuré et ses yeux louchèrent un instant sur ses longs doigts. Il continua son avancée sur son menton puis son coup et de là, il descendit ses mains directement à son ventre qu'il découvrit*, remontant son tee-shirt froissé. Ses mains se posèrent délicatement sur sa peau et la chair de poule parcourut son ventre chaud qu'il crut un moment arrondi mais qui pourtant était toujours (presque) aussi plat qu'avant.

Alors c'était là, là que la chose grandissait, se nourrissait, évoluait, vivait. Horreur.
C'était donc là, juste ici, en dessous que ce petit embryon venait de gâcher une majeure partie de sa carrière, de sa vie, de son existence et surtout de son amour, sa relation avec Tom. Cette chose encore si petite, minuscule mais qui porte en elle un impact énorme, destructeur, innocemment mortel.
C'était là, juste...juste là.
Alors; ses longs et maigres doigts appuyèrent plus franchement sur son ventre, ses ongles vernis s'enfoncèrent dans sa peau laiteuse et il commença alors à frotter. Il gratta jusqu'à que sa peau rougisse, s'irrite et il força alors encore, frotta plus fort, plus vite. Son sang bouillonnait, prêt à exploser et ses larmes montèrent dans un afflux impressionnant. Il gratta, gratte, encore, toujours plus fort et en rit diaboliquement, sentant sa peau picoter, chaude et gonflée à l'arrêt de tous ses gestes vifs, brutales et violents. Sa respiration s'était accélérée et quand il se rendit compte de son excès d'angoisse d'une extrême violence psychologique, extasiante, entraînante et horriblement bonne, jubilante, il plaqua sa main sur sa bouche ouvert, horrifié par la scène dont il était l'acteur principal qui venait de se passer. Un violent frisson courut le long de sa colonne vertébrale tandis que des sanglots éclatèrent, un peu comme les feux d'artifices dont il avait tant peur étant jeune, à l'occasion du nouvel an, chez leur grosse tante rousse à Munich qu'ils aimaient tant, lui et son frère pour tous les confiseries exquises du marché des fêtes d'hiver.

Le plaisir intense et la joie qui avait afflués dans ses veines par la douleur physique se métamorphosa alors en mal être extérieur et intérieur : son ventre souffrait, ses griffures saignés un peu et les petites plaies s'enflammaient, gonflées, elles piquaient, attaquaient les micro-organismes en aucune pitié. Son sang et sa peau chaude, rouge vif semblaient devenir un volcan calmé après son éruption explosif et ses mains presque meurtrières s'étaient maintenant redirigées vers la victime, effleurant du bout des doigts les dégâts qu'elles venaient de causer quelques minutes avant d'une finesse époustouflante, d'une tendresse inégalée, bientôt suspecte après la brutalité dont elles avaient fait preuve.
Son regard dirigé vers sa peau irritée, rouge et chaude était effrayé, horrifié par ce qu'il venait de faire. Sa vision lui fit prendre en compte ses actes et aussitôt, des remords, des regrets se mêlèrent à la culpabilité qui le rongeait depuis peu. Et ses horribles et habituelles questions qui se pointaient toujours au mauvais moment, agaçant. Il en deviendrait fou.
Il respira profondément, pour se calmer et éviter une autre crise et leva la tête en arrière. Il devait arrêter de penser, de songer, de se parler intérieurement sinon, il allait finir interné en hôpital psychiatrique. Et puis sa servait à rien, quand il y pensait, les questions l'embrouillaient d'avantage, ce n'était d'aucune utilité.
Et soudainement, une douleur déchirante lui tira le ventre.


"Haaa ! , cria-t-il sur le coup de la surprise et de la douleur désagréable, oh gott ! Oh gott mais qu'ai-je fait ?" , haleta-t-il, plaquant plus fort ses mains sur son ventre chaud, plissant les yeux.


Il regrettait, la douleur passait, éclatait comme les éclairs lors d'un gros orage. Elle partait sans rien dire et revenait brutalement, violemment. Il se recula alors jusqu'à heurter doucement le radiateur accroché au mur. Il pria silencieusement que le mal parte et caressa son ventre tendrement. Il le massait, le malasquait dans des mouvements souples, réguliers et ses yeux piquèrent à force de fixer le point précis qu'était l'applique allumé accroché au dessus de l'immense miroir sur le mur en face de lui. Il serra les dents quand une nouvelle vague de tiraillements firent irruption, lui tordant le ventre. Ses joues rosies semblaient se craqueler sous les larmes séchées quand elles se crispaient et il souffla de soulagement après avoir crié son mal quand la douleur se stoppa aussi vite qu'elle était arrivée.


"-Il est juste bizarre en ce moment, se défendit Gustav en se penchant en avant pour attraper la bouteille d'eau minérale posée sur la table basse en verre.
-Je sais..., répondit Tom, le regard vide, perdu, l'esprit ailleurs.
-En fait il..., le batteur marqua une pause, il cherchait les bons mots, le bon terme, il n'est plus lui", lâcha-t-il alors.


Peut être qu'en dehors de leur situation, sa réflexion aurait été juste mais là, elle ne fit que jeter un énorme froid à leur conversation, la recouvrant d'une couche épaisse de gelé incassable.
Georg ne disait toujours rien, il semblait s'être arrêter de tous mouvements, il ne bougea plus son corps un instant avant de jeter quelques coups d'½il discrets vers ses deux amis. Il n'avait pas participé à la conversation mais n'en avait pas manqué un bout.
Tom non plus ne disait rien. Il n'avait rien à dire ni à ajouter ni à effacer. C'était la stricte vérité. Mais c'était la première fois qu'ils en parlaient, qu'ils faisaient face à cette réalité si dérangeante pour eux. Gustav lui, avait bien vite regretté ce qu'il avait dit. Il se maudissait à l'heure qu'il était. Et la célèbre expression de tourner sept fois sa langue avant de parler n'avait jamais autant nargué de la sorte qu'il en rougit et baissa les yeux honteusement.


"-Enfin j'veux dire..., essaya-t-il de se rattraper.
-Te fatigues pas Gus', rassura alors le bassiste du groupe en lui souriant.
-Je vais le voir."


Tom se leva sous les yeux surpris de Gustav et Georg. La voix du dreadeux avait été décidé et sèche sans trop être froide. Il était juste déterminé à savoir ce qui arrivait à son jumeau depuis une semaine.
Il parcourut le long couloir de leur appartement et s'arrêta avant de toquer à la porte qu'il passait de nombreuses fois les nuits, clandestinement, dans le silence et la peur excitante de se faire voir.



"Bill ?, questionna-t-il en entrant sa tête dans la pièce plongée dans une obscurité totale malgré l'heure avancée de la journée. Bill, réponds-moi", ordonna-t-il, la voix inquiète, il entendait d'ici des reniflements provenant de la salle de bain de son jumeau.


Bill sursauta, la voix grave et fluide de son frère le paniqua. Il fit tomber sans avoir fait exprès sa trousse de toilette qu'il n'avait toujours pas rangée, posée sur le bord du lavabo. Un bruit désagréable attaqua alors le silence rompu par ses reniflements. Il faisait des gestes précipités, sans trop faire attention à ce qu'il faisait, tandis que ses larmes redoublaient à une vitesse hallucinantes. Il devait cacher la boîte et le test, et vite sinon tout serait foutu, tout serait finit et dieu seul sait combien Bill tenait à ce que tout soit tenu secret, non dévoilé, caché, enfouis au plus profond de lui. Il ne voulait rien perdre, ni sa carrière, ni sa vie : son Tom.
Et si il le voyait ? Si il tombait dessus par hasard ? Où le cacher ? Dans un endroit sûr et protégé. Un endroit hors de porté, un endroit un peu... un peu sale !
Personne n'irait chercher quelque chose dans une corbeille à linge sale, encore moins un test de grossesse ! A part lui sans doute. Il ouvrit violemment le couvercle de la corbeille à linge et fourra tout au fond la boîte cartonné, presque déchirée sous ses gestes impulsifs et vifs. Il souffla et plaça à la hâte quelques mèches dérangeantes derrière ses oreilles.


"Bill j'entre."














Fin Du Chapitre II









Découvrit* : a ne pas lire dans le sens
de découvrir un objet ou un secret.


Pix : By crayon2papier


P.S : Dois-je prévenir des personnes ?

EDIT :
Bonjour (:
La suite ne devrait pas tarder.
Elle promet des rebondissements
et surprises!
Plus que le dernier quart et le chapitre
attendu sera sur vos écrans.
(Ça fait PUB pour serviette hygiéniques Lotus super
absorbantes de chez CARREFOUR.
)
Bises.

BN©
# Posté le samedi 23 février 2008 07:28
Modifié le dimanche 13 avril 2008 05:31

Chapitre III . NEW ! . Coup de . BN© Pro duction

Chapitre III . NEW ! . Coup de ♥  . BN© Pro duction
WESH CANAPECHE

LES KEUPIIIIINES
J'AI BESOIN DE VOTRE AVIS :D




Premièrement : Voulez-vous que je vous mette les trois quart
du troisième chapitre maintenant et rajouter plus tard la dernière partie
manquante ou vous voulez attendre qu'une poussée d'inspiration daigne venir
à moi ?
C'est vous qui choisissez, hein :D

Deuxièmement : Projet de nouvelle fiction
O_O
Ouais... Je fais que ça. Je devrai me calmer
parce que commencer une fiction, c'est bien beau,
mais la finir, c'est autre chose! :D
Alors obligé je la poste parce que je trouve
le thème trop bon xD -sans me vanter X_x'- (Ça sent le To-tom par ici)
Mais j'attends d'avoir deux, trois chapitre d'avance pas comme cette
fiction en gros -_- Grosse erreur d'ailleurs de ma part.



EDIT² : J'ai
l'heureuse nouvelle de vous
annoncer le commencement
de ma nouvelle fiction Twincest :
Le-Voyage-YAOI
& en grand jour de bonté,
j'vous poste les trois quarts
du troisième chapitre :D






Chapitre III













La mine surprise, le visage tiré choqué, ses yeux étaient grands ouverts de stupeur et elle tenait dans ses mains un objet qui tenait en lui une révélation. Une énorme révélation d'une importance grandiose, secrète et terriblement nuisante. Et ce, surtout si cet objet avait été trouvé dans la corbeille à linge sale d'une chambre de rock star, d'une chambre d'hôtel d'un certain chanteur d'un groupe de rock, d'un certain Bill. Bill Kaulitz.

Elle était surprise, elle s'était retourné et avait tiré son chariot vers elle comme pour se cacher d'un regard indiscret puis avait jeté des coups d'oeils dans la salle de bain curieusement, s'attardant vers la porte ouverte qui donnait sur la chambre aussi luxueuse que celle d'un roi avant de reprendre son attention vers l'objet qu'elle tenait entres ses mains moites sous ses gants en plastiques, le coeur battant la chamade.
Doucement, un sourire sadique se dessina sur son visage fatigué et ses yeux baignés de sadisme s'enflammèrent quand ses mains levèrent devant ses yeux l'objet trouvé. Une lueur de victoire apparut dans ses prunelles sombres de méchanceté quand ses doigts tremblants d'impatience et d'envie pressante avait ouverts la boîte cartonné, en mauvais état, comme si l'utilisateur avait été pris au cours et s'était affolé. Et quand elle sortit le test en entier et qu'elle remarqua qu'il fut positif, elle en ria presque sataniquement (mais elle se retint, elle aurait bien trop peur d'attirer l'attention de ces collègues de travail, occupé aux chambres d'à côté.), consciente du gros scoop qu'elle tenait en elle.

Elle jubilait intérieurement d'une joie formidablement méchante, massacrante, et s'extasiait rien qu'à effleurer l'idée du désastre de la rumeur se répandre à une vitesse grandiose, époustouflante. A s'imaginer les centaines de journalistes enquêteurs et les éternels paparazzis curieux, agressifs avec leur flash éblouissants, aveuglants. Les invitations par dizaines de plateaux télévision et les milliers de magazines people sur lequel serait inscrit en grosse lettres, grasses et hideuses le nouveau scoop de l'année. Et même pire encore ! : envisager éventuellement la fin des Tokio Hotel, le must qui l'a fit atteindre le paroxysme de sa joie électrisante. Elle souriait diaboliquement mais sursauta :



"-Catherine ? Tu as fini ou je pars devant ?, demanda sa collègue de travail, à la porte de la salle de bain, vêtu d'un uniforme simple donné au personnes du service de l'hôtel.
-Oui, j'arrive", répondit alors Catherine sans se retourner à son interlocuteur, elle s'attaquait à cacher le test et la boîte dans les draps sales posés dans son chariot.



Son visage reprit une apparence normale -hors mi le sourire sadique, noyé de méchanceté qui ne pouvait disparaître- et elle partit, le chariot poussé, au côté de sa collègue hors de la suite qu'elle ferma. Bientôt, on ne vit plus leur corps perdus par l'immensité des couloirs de l'hôtel Sofitel Berlin Gendarmenmarkt





"MAIS JE TE DIT QUE NON !" avait hurlé, rageant le jeune brun, effondré à terre, dans sa suite à côté d'un vase fraîchement brisé, jeté agressivement, d'une rage inégalée qui avait coupé le souffle à Bill.



Son maquillage avait coulé abondamment sur ses joues rouges et ses yeux le piquaient d'un acide désagréable. Il avait un horrible mal de crâne et avait la désagréable impression qu'une fanfare tambourinait dans ses oreilles et que des centaines d'enfants lui criaient son malheur, sa peine et sa malchance narquoisement.
Il prit alors sa tête entre ses mains tremblotantes tandis que ses yeux se crispaient de douleur et secoua la tête, essayant tant bien que mal de se concentrer, en vain.
Le bruit du froissement des vêtements amples de son frère lui fit relever la tête brusquement, et affolé, il se leva d'un bond, manquant de tomber sous le coup brutal et s'approcha vivement de son frère qui s'était alors dirigé vers la porte, prêt à partir.



"-Non...Non, non Tom... Pardon, pardon. J't'en supplie..., murmurait sous les larmes et sanglots bruyants l'androgyne au creux de l'oreille de son jumeau. Il s'accrochait à lui et le collait alors que son frère mordait nerveusement sa lèvre. Il était à bout. Tom... Pardon, j'ten prie, n-ne pars pas...", il parlait douloureusement et sa gorge noué empêchait les mots de passer, ou avec mal, du moins.



Il fermait les yeux et essayait de prendre son frère dans ses bras, ce que ce dernier refusait de faire. Bill insistait, il regrettait d'avoir autant crié, autant agressé et hurlé, surtout à son frère jumeau. Il se collait à lui, se frottait presque, pêchant la moindre marque de tendresse.



"-Bill... Bill arrêtes, avertit alors le blond, Bill arrêtes ça s'il te plait. Rien à faire, le brun faisait la sourde oreille, se frottait à lui en pleurant bruyamment, caressant de ses mains fines et longues les bras dénudés de Tom, qui eux, pendaient exagérément mollement tandis que ce dernier essayait tant bien que mal de garder son sang froid, avec mal, puisqu'il ne le garda pas plus longtemps sous les insistances fatigantes et gamineries puériles de son frère. ARRÊTES CA !", avait alors crié à son tour Tom, perdant le contrôle de lui-même, de son cerveau et de ses paroles. Son sang circulait tellement vite dans ses veines qu'il les sentait prêtes à exploser par cet afflux impressionnant. Son pouls s'était excessivement accéléré et la veine de chacune de ses tempes ressortaient comme toujours lorsqu'il s'énervait.

Bill ne bougea plus et s'arrêta. Il baissa la tête, honteux et profondément embarrassé. Il se sentait gamin à cet instant et désagréablement impuissant face à la situation. Tom l'accusé d'une chose que même lui n'aurait jamais pût ne serait-ce qu'effleurer l'idée. Bill ne dit plus rien et se décolla de son frère, recula de quelque pas et essuya ses larmes, tête basse.



"-A-Alors tu n'me crois pas...
-Dis pas ça, Bill...
, soupira alors son frère.
-Ne... Ne me mens pas, je déteste ça, tu-tu le sais. TU LE SAIS MERDE !
-Toi ! C'est TOI QUI ME MENS !
-Tu n'me crois pas
, lâcha Bill alors qu'il s'était enfoui hors de la chambre plongée dans une ambiance sombre, froide et terriblement triste, fade et livide. Vidée de toute la pureté, la passion, tout l'amour, toute la semence des actes charnels qu'ils s'étaient passés, toute la beauté d'une sincérité modèle, la tendresse inouïe et tous les cris avides d'en avoir plus.
-Hé merde...", maugréa-t-il tout bas, fermant les yeux alors que sa tête se posait lourdement sur la porte qui venait tout juste de se fermer.





[...]






"-Hey, coucou la compagnie !, lança joyeusement Gustav alors qu'il entrait dans la chambre de Georg qui était assis sur son lit, enlaçant amicalement Bill, dos au batteur. Heu..., reprit-il, gêné, je vous laisses...B-Bill si...
-J-je sais Gus', ne t'en fais pas, j-je vais bien, sourit-il en tournant son visage vers son ami.



Gustav en fut choqué. Et désastreusement peiné. Les yeux noyés par le flot des larmes abondantes, grosses et lourdes. Le front quelque peu plissé et le sourire faiblard éclairant si faiblement Il n'en croyait pas ses yeux. Un être aussi vivant, aussi joyeux que Bill pouvait-il être aussi malheureux qu'à cet instant ? En omettant bien sûr les dernières semaines où le sourire du jeune chanteur se faisait bien moins présent qu'avant. Mais ça, c'était à mettre sur un autre problème qui celui-là, concerné les quatre membres du groupe.
Gustav ne sourit pas à cette réponse. Il se contenta de baissait les yeux et de partir sans un mot de plus, fermant silencieusement la porte derrière lui.

Quand il marcha dans un calme absolument le long du grand couloir au tapis d'un rouge vin, il entendit de violents sanglots éclater bruyamment dans la salle qu'il venait de quitter. Son c½ur se serra quelques instants et il ralentit sa marche. Il avait à présent l'irrésistible envie de faire marche arrière et entrer en trombe dans la chambre de Georg et prendre en une étreinte forte et étroite son ami d'enfance. Mais il se retint. Gustav savait parfaitement que si Bill voulait partager ses soucis, il le ferait en temps voulu, quand il se sentira près à le faire. Et c'était bien ça le côté le plus admirable chez Bill (mais qui, quelques fois, pouvait devenir un défaut dans certains cas). Le côté le plus fascinant en cette personne, le plus extraordinaire et le plus attachant. C'était le fait de ne rien dire. De ne pas se dévoiler aussi facilement. De toujours garder tout pour lui-même. Et que si il avait un souci, alors il ne disait rien et préférait attendre que le temps l'efface ou même parfois le régler tout seul. C'était peut être mal. Pour lui, pour sa santé et son moral. Mais c'était bien la seule personne qui était de loin la moins égoïste que puisse avoir connu Gustav. Bill ne désirait jamais déranger quelqu'un avec ses problèmes. Il ne voulait et ne pouvait aller se morfondre de son sort. D'une, il se sentirait bien trop inhumain de plaindre, de regretter le tournant que prenait sa vie ou bien d'un misérable soucis alors que des milliers de personnes anonymes se trouvaient dans une situation bien plus pire, bien plus monstrueuse et bien plus désastreuse que la sienne. Et d'autre part, il ne voudrait en aucun cas déranger ses amis en pleurant ses problèmes qui avaient sûrement autre chose à faire. Il n'aurait pu aller embêter un ami avec son fardeau, il s'en serait senti honteux. Pas d'exposer et dévoiler son problème en lui-même à un ami, mais de l'exposer et le dévoiler en le partageant avec lui. Et c'était bien là la crétinerie,la fausseté et la duplicité que s'imaginaient et créaient fallacieusement tous ces journalistes, Bill était bien loin d'être égoïste, il en était tout bonnement le contraire opposé. Peut être qu'il s'en donnait seulement l'image, lui-même.

Gustav arriva devant sa porte, celle en face de Tom. Il pénétra machinalement la carte magnétique dans la fente et ouvrit la porte. Il se lava et examina ses doigts. Il ne ressentait la douleur que rarement depuis la fin de la soirée mais les rougissures dû aux deux heures de concert approximative. Il se coucha bientôt après avoir téléphoner secrètement à sa copine Xania.








SUITE A VENIR PROCHAINEMENT.



BN©
# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:05
Modifié le dimanche 13 avril 2008 05:22