Rien de bien spécial dans
ce chapitre. Mis à part le
passage
où Bill se fait mal
v
ol
ontairement.
Des questi
ons
? B
on
ne lecture.
La
BISE.
Chapitre II
Il croyait que tout allait se terminer. Douce et fausse illusion. Délicieuse pensée baignait d'innocence impossible. Le tourbillon dans lequel il pensait s'échapper, s'enfouir ne faisait qu'en fait commencer. Et son beau, grand, unique monde mais aussi hypocrite, méchant et cruel s'écroulait autour de lui aussi facilement et rapidement qu'un château de cartes brisé par un souffle, aussi fin, doux et délicat qu'une plume. La différence ici était juste qu'il allait demeurer, sombrer dans le néant, dans l'obscurité terrifiante de ses pensées sombres par une parole et non pas par un souffle.
Il se sentait étouffé, étranglé par tout son esprit. Les questions défilaient dans sa tête à une vitesse incroyable, effrayante à vous en coupe le souffle de stupeur, de terreur. Elles se fracassaient entre elles, se battaient et s'entrechoquaient pour enfin se taper. Toutes sans réponses, toutes sans solutions bien sûr -pour l'instant du moins-, c'était presque évident, c'était comme une fatalité et de ce fait, cela en devenait inquiétant. Et pourtant, des réponses et des solutions, il devra en trouver, et ce, vite, très vite. Entre les interviews ennuyeux et étouffants, les invitations sur les plateaux télé répétitifs, identiques les uns aux autres, aux photos superficielles, véritables masque de leur vie chargée et aux play-back dépouillés, pillés, volés de toutes émotions, de tous éclats de couleur, de vie il arrivera à la fin de ses deux semaines sans même avoir ne serait-ce eu le temps de réfléchir au problème, au gros problème. Il pourrait en parler à des gens mais son cas était bien trop énorme et dur à gérer pour le faire partager avec quelqu'un d'autre. Pour une fois que son égoïsme ne pointait pas le bout de son nez chez ce jeune homme.
Alors il était resté là, assis sur la pointe des fesses sur la chaise en plastique, son corps efflanqué resté droit, parfaitement aligné contre le dossier de la chaise rigide. Il semblait être à ailleurs, dans une autre dimension, un autre endroit, ni dans son pays, ni dans un autre lieu d'une race humaine, en fait, il n'était plus sur Terre. Et les questions se bousculaient sans cesse, elles défilaient en vitesse maximum, il en eu le tournis un instant. Il avait plaqué sa main sur sa bouche, prêt à vomir la grande quantité des petits plats exquis, posés sur les grands buffets de l'immense restaurant, luxueux et coûteux de leur hôtel du moment qu'il avait gourmandement mangé le matin même en compagnie de son frère. Son autre main s'était accroché à l'accoudoir, crispée, ses ongles vernis s'enfonçaient presque dans le P.V.C. Son visage horrifié, monsieur Louis avait alors compris, il avait pointait son index tout en regardant son patient inquiet vers son espace de travail, une porte aussi blanche que sa vieille blouse était situé dans un coin d'où si on s'approchait, l'on pouvait voir la plaque en fer gravée aux écriteaux : "W.C". Il n'en avait pas fallut plus pour le jeune homme qui s'était alors levé d'un bond de sa chaise et les jambes à son cou, s'était précipité dans une course follement maladroite vers la porte peu de temps après ouverte brutalement dans un bruit discret malgré la violence avec laquelle elle avait été ouverte.
De loin, on entendait ses vomissements, ses épaules osseuses étaient parcourues de spasmes et son visage était en avant vers la cuvette des toilettes et à genoux sur le sol carrelé froid, il tendait sa main sans même regarder ce qu'il faisait vers la chasse d'eau. Ce qu'il détestait ça, de vomir. Il se leva en s'appuyant sur le toilettes et s'avança vers le lavabo, ses pas hésitants, maladroits semblaient se briser sous on poids pourtant léger. Il pose ses mains sur le rebord du lavabo où les produits de soins étaient parfaitement alignés, disposés dans un ordre précis. Il n'avait toujours pas relevé son regard ni même son visage sur le grand miroir plaqué sur le mur et ses bras soutenaient à présent tout son corps, s'appuyant toujours sur le lavabo. Il respirait toujours fortement et sa respiration saccadée , irrégulières lui soulevait le thorax brutalement, par accoups.
Qu'allait-il devenir ? Qu'allait-il faire ? Qu'allait-il dire, où comment et surtout à qui ? Qui était-il devenu en l'espace d'une journée ? Le dire, le confier ? Le révéler à qui ? Ses amis ? Il n'en a plus, ou peu, Gustav et Georg sont sans nul doute dans le même état que lui, eux aussi commencent à se perdre, ils n'ont sûrement pas besoin d'un soucis en plus. Andréas lui aussi est trop occupé, il a sa vie, et puis sa fait déjà quelques mois qu'ils ne se voient plus. Son père est bien trop renfermé sur les morales, les bonnes vieilles habitudes qu'on devrait garder encore à nos jours. Il est bien trop homophobes pour accepter son fils et c'était d'ailleurs ce qu'il refusait de faire depuis la déclaration de Bill il y a quelque années, le jour de ses quinze ans à Tom et lui. Son caractère froid, hautain et méprisable et son ton moqueur lorsqu'il voyait Bill chez lui ou bien à la télévision était horripilant et son esprit hitlérien énervé son fils ainé. Son père était de loin la mauvaise personne à qui se confier, surtout quand il s'agissait de Bill. Et pourtant, il en rêvait, il espérait tellement, souhaitait tellement qu'un jour, son père l'accepte, qu'ils partagent des moments agréables, qu'ils puissent se voir plus souvent, non pas qu'une fois par an, souvent à Noël ou le jour de l'anniversaire de son frère et lui. Qu'il en rêvait, secrètement la nuit, quand Tom prenait sa douche. Il se faisait des films comme le font ses fans sur lui, il rêvait que son père l'accepte, lui, son fils, Bill.
Mais au fond, qui était-il, lui, ce fils renié, rejeté, mal traité, mal aimé, ce jeune homme, ce Bill.
Il releva alors doucement, prudemment son regard vers le reflet frêle qui lui faisait faiblement, lâchement face. Qui étais-tu, toi ? Hein ? Ses yeux noisettes humides, encore noyé par les larmes qui menaçaient de dégringoler se perdaient sur son apparence inconnue à lui-même et joignant le visuel au geste, il plaça ses mains tremblantes sur son front perlé de sueur, ses trainées noir de liner se dégradaient sur ses joues rondes, rouges, en feu mais pourtant mouillées par ses pleures, son nez un peu pointu, droit, parfaitement dessiné, sa bouche pulpeuse, rouge carmin, tremblotante, il la caressa. Elle était douce, presque autant qu'une plume de colombe aussi pur que son amour pour son Tom. Ses lèvres tremblèrent violemment sous le touché de sa fine main manucuré et ses yeux louchèrent un instant sur ses longs doigts. Il continua son avancée sur son menton puis son coup et de là, il descendit ses mains directement à son ventre qu'il découvrit*, remontant son tee-shirt froissé. Ses mains se posèrent délicatement sur sa peau et la chair de poule parcourut son ventre chaud qu'il crut un moment arrondi mais qui pourtant était toujours (presque) aussi plat qu'avant.
Alors c'était là, là que la chose grandissait, se nourrissait, évoluait, vivait. Horreur.
C'était donc là, juste ici, en dessous que ce petit embryon venait de gâcher une majeure partie de sa carrière, de sa vie, de son existence et surtout de son amour, sa relation avec Tom. Cette chose encore si petite, minuscule mais qui porte en elle un impact énorme, destructeur, innocemment mortel.
C'était là, juste...juste là.
Alors; ses longs et maigres doigts appuyèrent plus franchement sur son ventre, ses ongles vernis s'enfoncèrent dans sa peau laiteuse et il commença alors à frotter. Il gratta jusqu'à que sa peau rougisse, s'irrite et il força alors encore, frotta plus fort, plus vite. Son sang bouillonnait, prêt à exploser et ses larmes montèrent dans un afflux impressionnant. Il gratta, gratte, encore, toujours plus fort et en rit diaboliquement, sentant sa peau picoter, chaude et gonflée à l'arrêt de tous ses gestes vifs, brutales et violents. Sa respiration s'était accélérée et quand il se rendit compte de son excès d'angoisse d'une extrême violence psychologique, extasiante, entraînante et horriblement bonne, jubilante, il plaqua sa main sur sa bouche ouvert, horrifié par la scène dont il était l'acteur principal qui venait de se passer. Un violent frisson courut le long de sa colonne vertébrale tandis que des sanglots éclatèrent, un peu comme les feux d'artifices dont il avait tant peur étant jeune, à l'occasion du nouvel an, chez leur grosse tante rousse à Munich qu'ils aimaient tant, lui et son frère pour tous les confiseries exquises du marché des fêtes d'hiver.
Le plaisir intense et la joie qui avait afflués dans ses veines par la douleur physique se métamorphosa alors en mal être extérieur et intérieur : son ventre souffrait, ses griffures saignés un peu et les petites plaies s'enflammaient, gonflées, elles piquaient, attaquaient les micro-organismes en aucune pitié. Son sang et sa peau chaude, rouge vif semblaient devenir un volcan calmé après son éruption explosif et ses mains presque meurtrières s'étaient maintenant redirigées vers la victime, effleurant du bout des doigts les dégâts qu'elles venaient de causer quelques minutes avant d'une finesse époustouflante, d'une tendresse inégalée, bientôt suspecte après la brutalité dont elles avaient fait preuve.
Son regard dirigé vers sa peau irritée, rouge et chaude était effrayé, horrifié par ce qu'il venait de faire. Sa vision lui fit prendre en compte ses actes et aussitôt, des remords, des regrets se mêlèrent à la culpabilité qui le rongeait depuis peu. Et ses horribles et habituelles questions qui se pointaient toujours au mauvais moment, agaçant. Il en deviendrait fou.
Il respira profondément, pour se calmer et éviter une autre crise et leva la tête en arrière. Il devait arrêter de penser, de songer, de se parler intérieurement sinon, il allait finir interné en hôpital psychiatrique. Et puis sa servait à rien, quand il y pensait, les questions l'embrouillaient d'avantage, ce n'était d'aucune utilité.
Et soudainement, une douleur déchirante lui tira le ventre.
"Haaa ! , cria-t-il sur le coup de la surprise et de la douleur désagréable, oh gott ! Oh gott mais qu'ai-je fait ?" , haleta-t-il, plaquant plus fort ses mains sur son ventre chaud, plissant les yeux.
Il regrettait, la douleur passait, éclatait comme les éclairs lors d'un gros orage. Elle partait sans rien dire et revenait brutalement, violemment. Il se recula alors jusqu'à heurter doucement le radiateur accroché au mur. Il pria silencieusement que le mal parte et caressa son ventre tendrement. Il le massait, le malasquait dans des mouvements souples, réguliers et ses yeux piquèrent à force de fixer le point précis qu'était l'applique allumé accroché au dessus de l'immense miroir sur le mur en face de lui. Il serra les dents quand une nouvelle vague de tiraillements firent irruption, lui tordant le ventre. Ses joues rosies semblaient se craqueler sous les larmes séchées quand elles se crispaient et il souffla de soulagement après avoir crié son mal quand la douleur se stoppa aussi vite qu'elle était arrivée.
"-Il est juste bizarre en ce moment, se défendit Gustav en se penchant en avant pour attraper la bouteille d'eau minérale posée sur la table basse en verre.
-Je sais..., répondit Tom, le regard vide, perdu, l'esprit ailleurs.
-En fait il..., le batteur marqua une pause, il cherchait les bons mots, le bon terme, il n'est plus lui", lâcha-t-il alors.
Peut être qu'en dehors de leur situation, sa réflexion aurait été juste mais là, elle ne fit que jeter un énorme froid à leur conversation, la recouvrant d'une couche épaisse de gelé incassable.
Georg ne disait toujours rien, il semblait s'être arrêter de tous mouvements, il ne bougea plus son corps un instant avant de jeter quelques coups d'½il discrets vers ses deux amis. Il n'avait pas participé à la conversation mais n'en avait pas manqué un bout.
Tom non plus ne disait rien. Il n'avait rien à dire ni à ajouter ni à effacer. C'était la stricte vérité. Mais c'était la première fois qu'ils en parlaient, qu'ils faisaient face à cette réalité si dérangeante pour eux. Gustav lui, avait bien vite regretté ce qu'il avait dit. Il se maudissait à l'heure qu'il était. Et la célèbre expression de tourner sept fois sa langue avant de parler n'avait jamais autant nargué de la sorte qu'il en rougit et baissa les yeux honteusement.
"-Enfin j'veux dire..., essaya-t-il de se rattraper.
-Te fatigues pas Gus', rassura alors le bassiste du groupe en lui souriant.
-Je vais le voir."
Tom se leva sous les yeux surpris de Gustav et Georg. La voix du dreadeux avait été décidé et sèche sans trop être froide. Il était juste déterminé à savoir ce qui arrivait à son jumeau depuis une semaine.
Il parcourut le long couloir de leur appartement et s'arrêta avant de toquer à la porte qu'il passait de nombreuses fois les nuits, clandestinement, dans le silence et la peur excitante de se faire voir.
"Bill ?, questionna-t-il en entrant sa tête dans la pièce plongée dans une obscurité totale malgré l'heure avancée de la journée. Bill, réponds-moi", ordonna-t-il, la voix inquiète, il entendait d'ici des reniflements provenant de la salle de bain de son jumeau.
Bill sursauta, la voix grave et fluide de son frère le paniqua. Il fit tomber sans avoir fait exprès sa trousse de toilette qu'il n'avait toujours pas rangée, posée sur le bord du lavabo. Un bruit désagréable attaqua alors le silence rompu par ses reniflements. Il faisait des gestes précipités, sans trop faire attention à ce qu'il faisait, tandis que ses larmes redoublaient à une vitesse hallucinantes. Il devait cacher la boîte et le test, et vite sinon tout serait foutu, tout serait finit et dieu seul sait combien Bill tenait à ce que tout soit tenu secret, non dévoilé, caché, enfouis au plus profond de lui. Il ne voulait rien perdre, ni sa carrière, ni sa vie : son Tom.
Et si il le voyait ? Si il tombait dessus par hasard ? Où le cacher ? Dans un endroit sûr et protégé. Un endroit hors de porté, un endroit un peu... un peu sale !
Personne n'irait chercher quelque chose dans une corbeille à linge sale, encore moins un test de grossesse ! A part lui sans doute. Il ouvrit violemment le couvercle de la corbeille à linge et fourra tout au fond la boîte cartonné, presque déchirée sous ses gestes impulsifs et vifs. Il souffla et plaça à la hâte quelques mèches dérangeantes derrière ses oreilles.
"Bill j'entre."
Fin Du Chapitre II
Découvrit
* : a ne pas lire dans le sens
de découvrir un objet ou un secret.
Pix : By
crayon2papier ♥
P.S : D
ois-je prévenir des pers
onnes
?EDIT : B
onj
our
(:
La suite ne devrait pas tarder.
Elle pr
omet des reb
ondissements
et surprises!
Plus que le dernier quart et le chapitre
attendu sera sur v
os écrans.
(
Ça fait PUB pour serviette hygiéniques Lotus super
absorbantes de chez CARREFOUR.)
Bises.
BN©